Articles

Voir aussi : Livres et Working Papers

Articles académiques

The Optimal Assignment of Prerogatives to Different Levels of Government in the EU, Journal of Common Market Studies, 2011.

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In the search for an optimal institutional design in the European Union, efficiency criteria for the allocation of prerogatives to different levels of government are greatly needed. The goal of this article is to provide a comprehensive framework for the optimal allocation of prerogatives by stressing the role of economic convergence in allowing for efficient centralization of policies. Harmonization of policies can be harmful when local economies are diverging too much. However, citizens or governments may agree through deliberation on the appropriateness of making their economies converge in order to be able to implement an efficient common policy that internalizes externalities.

Les défis économiques du Président Obama, Questions Internationales, n. 39, septembre-octobre 2009.

Elu au plus fort de la crise financière, dans une économie au bord du chaos, Barack Obama fait face à des défis économiques d’une ampleur qui n’avait plus été atteinte depuis Roosevelt. A court terme, la priorité du président américain est bien sûr de mettre fin à la crise et de relancer l’économie. Mais au-delà, le président Obama devra reconstruire le rêve américain en s’attaquant aux inégalités, en améliorant la protection sociale et le système éducatif, et en prenant la mesure de l’enjeu environnemental. Face aux inquiétudes et à l’immensité de la tâche, il incarne un formidable espoir de renouveau.

Régulation financière : ne perdons pas de vue les ambitions initiales ! , Revue Parlementaire, Juillet 2009

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Barack Obama disait avant le G20 d’avril que l’on ne refait pas les fondations d’une maison qui brûle. Puisqu’il semblerait que la maison finance ne brûle plus, le temps est venu de s’assurer qu’on lui donne des fondations plus sûres.

L’Europe dans la tourmente (avec Franck Lirzin), Problèmes économiques, 15 avril 2009

Problèmes économiques

La situation économique de l’Union européenne (UE) ne cesse de se détériorer depuis quelques mois. La mise en œuvre d’instruments de sauvegarde communs et l’affirmation d’un refus du protectionnisme pourraient éviter que la récession ne se transforme en une longue dépression.

Sortir de l’impasse de l’unanimité européenne, avec Thierry Chopin, Europe’s World, Automne 2008

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Le destin incertain du traité de Lisbonne est lié à la paralysie politique créée par la règle de l’unanimité dans le processus de décision de l’Union européenne. J’examine ici avec Thierry Chopin les possibilités offertes par la différenciation pour sortir de l’impasse de l’unanimité tout en prenant en compte les priorités des différents États membres.

De l’endettement à la stagnation : une maladie macro-économique italienne, Confluences méditerranée, n. 68 : Italie, le grand bond en arrière ?, février 2008

rubon246La quasi stagnation de l’économie italienne est liée pour partie à des facteurs structurels, comme le recul de sa compétitivité, mais sa principale cause réside dans le niveau trop élevé de la dette publique et la politique de rigueur qu’il impose.

En d’autres termes, l’Italie paie encore aujourd’hui les erreurs des années 1970 et 1980, pendant lesquelles elle a vécu très largement au-dessus de ses moyens. De 1972 à 1994, le déficit public annuel a été supérieur à 9% du PIB sans discontinuer, faisant exploser la dette publique, passée d’environ 50% à 122% du PIB. Depuis la crise de 1992-1993, la politique économique italienne se résume donc essentiellement à un difficile effort de réduction de cette dette.

La dure réalité est que cet effort n’est pas fini. L’ajustement des années 1990, si douloureux qu’il ait été pour les Italiens, n’a pas suffi. Encore aujourd’hui, alors que la dette publique a été ramenée à 104% du PIB, elle est « insoutenable », c’est-à-dire que les seuls intérêts à payer sur la dette publique suffisent à la faire augmenter en proportion de la richesse nationale. Pour réussir à réduire l’endettement, il faut donc dégager un excédent budgétaire important avant paiement des intérêts.

La conséquence de cette situation est que l’Italie ne dispose d’aucune marge de manœuvre budgétaire pour relancer son économie dans le contexte de la crise financière : la politique économique italienne, désarmée, est confrontée au redoutable défi d’assainir les finances publiques dans une économie en plein ralentissement.

Site de Confluence méditerranée

Quelle peut-être la réponse européenne face à la crise financière ?, Numéro hors série commun de la Revue d’Economie Financière et de la revue Risques (« Crise financière : analyses et propositions »), juin 2008.

Cet article expose les leçons qui doivent être tirées de la crise financière au niveau communautaire :

  • augmenter la transparence des engagements des banques et de leur exposition aux risques liés
  • à la titrisation ;
  • mieux structurer les marchés dérivés ;
  • modifier les règles applicables aux agences de notation ;
  • renforcer la supervision bancaire au niveau communautaire, en particulier pour les établissements opérant dans plusieurs États membres de l’Union européenne (UE).

Acheter le hors série de la Revue d’économie financière et de la revue Risques consacré à la crise financière

L’Europe et la régulation de la mondialisation, Questions Internationales, mai-juin 2008.

L’Europe est le principal acteur de la mondialisation des échanges. Pourtant, les Européens éprouvent un sentiment de défiance grandissant à l’égard d’un mouvement dont ils perçoivent les opportunités mais aussi les risques. Dans ce contexte, l’Union européenne fait face à une exigence de compétitivité, de solidarité et de régulation qui suppose une plus grande efficacité de son action en matière économique.

Acheter le numéro de Questions Internationales consacré à l’avenir de l’Europe

Questions D’Europe - Policy Papers de la Fondation Robert Schuman

/On trouvera ici la série de mes articles sur l’économie européenne publiés depuis 2006 par la Fondation Robert Schuman.

Dans le cadre des Questions d’Europe, la Fondation Robert Schuman publie depuis 2006 une note statistique mensuelle intitulée L’économie européenne en chiffres.
Elle est destinée à fournir une information statistique précise et synthétique sur différents thèmes relatifs à l’économie européenne, en la mettant en perspective dans le contexte international. Présentée de façon pédagogique, elle permettra au lecteur de disposer de points de repère factuels et d’éléments de comparaison utiles dans le débat européen.

Notes de l’Institut Aspen

L’école de l’autonomie, avec N. Castoldi, C. de Froment, J. Grenet et B. Walbaum, Note de réflexion de l’Institut Aspen, décembre 2005.

/La perte de confiance dans le système éducatif est un des premiers symptômes du désarroi de nombreux Français face à l’avenir. Ses dysfonctionnements minent notre contrat social : ils affectent tant l’idée que les Français se font de la justice sociale de notre pays que notre prospérité économique à long terme.

L’espoir suscité par la démocratisation de l’enseignement s’est brisé sur l’incapacité à compenser les inégalités de départ, l’échec scolaire, le chômage des jeunes et le sentiment de déclassement de nombreux diplômés. La recherche de l’égalité des chances par l’uniformisation des conditions de scolarisation apparaît dépassée.

Au regard des comparaisons internationales, il conviendra de nous interroger sur les avantages et les inconvénients d’un système national monolithique au XXIème siècle : quelle devrait être la responsabilité de l’Etat, des collectivités locales, des établissements, des enseignants ? A quelles conditions et comment peut-on introduire une certaine dose d’expérimentation, d’innovation et de responsabilité en faveur d’une plus grande efficacité ?

Quels devraient être les principes guidant une politique d’égalité des chances ? Sommes-nous prêts à redistribuer les ressources en faveur des zones les plus en difficulté ? Jusqu’à quel point et selon quelles modalités intervenir dans les situations parentales les moins propices au succès scolaire ? Selon quels critères ? Comment diversifier et valoriser des filières professionnelles ?

Une troisième série de questions tournera autour de problèmes spécifiques à l’enseignement supérieur : par quels moyens renforcer l’autonomie des étudiants, leur capacité à mieux s’orienter ? Quel équilibre entre contributions publiques et privées pour renflouer les universités ? Comment renforcer notre système de bourses ? Comment renforcer l’efficacité des universités en matière d’insertion professionnelle ?

Pour une démocratie éclairée, avec N. Castoldi, C. de Froment, J. Grenet, N. Castoldi et B. Walbaum, Note de réflexion de l’Institut Aspen, novembre 2005.

/La perte de confiance dans le politique est un symptôme profond du malaise qui affecte notre collectivité. Il dépasse largement la défiance vis-à-vis du personnel politique et se nourrit de tensions sociales, de clivages puissants entre le secteur public et le secteur privé, entre les Français et leurs élites, entre le pays et sa jeunesse, entre la France et l’Europe. Notre démocratie craque. Ces 20 dernières années, l’accumulation des décisions électoralistes de court terme, de débats faussés, d’occasions manquées nous laissent avec un chômage élevé, une croissance installée sous la barre des 2%, une dette publique de 45 000 € par foyer et un système de retraites à 7 ans de la faillite.

Quelle est la profondeur de cette crise ? Sommes-nous atteints par la « passion de l’égalité » ? Attendons-nous trop de l’Etat ou la politique est-elle minée par la domination des lois économiques ? Vivons-nous une crise morale affectant les valeurs de notre contrat social ou sommes-nous confrontés à la nécessité d’adapter les discours et instruments de nos politiques publiques à de nouveaux défis et contextes ?

Quelle est la part de responsabilité des hommes politiques, des citoyens, de certains groupes de pression, des médias, de nos institutions dans cette crise ? Comment peut-on imaginer mieux réguler la sphère politique afin que les décisions publiques soient plus conformes à notre intérêt collectif ? Dans quelles conditions pourrait-on replacer les citoyens dans un jeu politique constructif ? L’introduction d’une dose de démocratie directe, comme dans d’autres Etats occidentaux, est-elle une option envisageable ? A quelles conditions ?