Working papers

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De l’endettement à la stagnation : une maladie macro-économique italienne, novembre 2008. A paraître en février 2009 dans le n. 68 de Confluences méditerranée : Italie, le grand bond en arrière ?

La quasi stagnation de l’économie italienne est liée pour partie à des facteurs structurels, comme le recul de sa compétitivité, mais sa principale cause réside dans le niveau trop élevé de la dette publique et la politique de rigueur qu’il impose.

En d’autres termes, l’Italie paie encore aujourd’hui les erreurs des années 1970 et 1980, pendant lesquelles elle a vécu très largement au-dessus de ses moyens. De 1972 à 1994, le déficit public annuel a été supérieur à 9% du PIB sans discontinuer, faisant exploser la dette publique, passée d’environ 50% à 122% du PIB. Depuis la crise de 1992-1993, la politique économique italienne se résume donc essentiellement à un difficile effort de réduction de cette dette.

La dure réalité est que cet effort n’est pas fini. L’ajustement des années 1990, si douloureux qu’il ait été pour les Italiens, n’a pas suffi. Encore aujourd’hui, alors que la dette publique a été ramenée à 104% du PIB, elle est « insoutenable », c’est-à-dire que les seuls intérêts à payer sur la dette publique suffisent à la faire augmenter en proportion de la richesse nationale. Pour réussir à réduire l’endettement, il faut donc dégager un excédent budgétaire important avant paiement des intérêts.

La conséquence de cette situation est que l’Italie ne dispose d’aucune marge de manœuvre budgétaire pour relancer son économie dans le contexte de la crise financière : la politique économique italienne, désarmée, est confrontée au redoutable défi d’assainir les finances publiques dans une économie en plein ralentissement.

Optimisation du profit et cycle de vie du produit : une étude des déterminants de la durée d’exploitation des films, École d’Économie de Paris, juin 2005

Le cinéma est caractéristique de la réduction de la durée de vie des produits, c’est-à-dire de leur durée de commercialisation, dans un monde où l’obsolescence accélérée des produits est devenue l’un des premiers moteurs de la consommation, particulièrement dans le secteur des industries culturelles. En France, en 1963, un film réalisait 80% de ses recettes au cours de la première année. En 1999, ce chiffre était atteint au cours des quatre premières semaines d’exploitation. La durée de vie moyenne d’un film est aujourd’hui d’environ dix semaines.

Cette étude analyse les déterminants économiques de la durée de vie des films dans le cadre d’une approche théorique et d’une approche empirique. Les résultats montrent que le principal déterminant de la durée de vie du film est l’investissement promotionnel du distributeur. L’appréciation du film par les critiques de presse et par les spectateurs a également un rôle significatif et positif. Enfin, le budget de production n’intervient pas directement dans la durée de vie du film mais seulement à travers son rôle déterminant dans le choix d’investissement du distributeur.

Les résultats de l’étude ont des implications importantes concernant les formes que doit prendre l’intervention publique sur le marché du cinéma : il apparaît en effet que pour promouvoir une plus grande exposition et un plus grand succès auprès du public des films bénéficiant de moyens plus faibles et présentant un intérêt cinématographique particulier, il est plus efficace de subventionner la distribution de ces films plutôt que de soutenir en priorité leur production et leur exploitation comme dans le système français actuel.

De la Grande guerre à la Grande dépression : les politiques de stabilisation face à l’endettement et l’inflation, École d’Économie de Paris, Février 2005

Couverture GuerreL’histoire économique des années de l’après-guerre en Europe est celle des stabilisations
nationales. Pourtant, la ponctuation des années 20 par des crises telles que l’hyperinflation allemande en
1923 et plus encore par le début de la Grande dépression à la fin de la décennie suffit à montrer que les
politiques de stabilisation des différents Etats ont échoué à reconstituer une économie internationale stable.

Ceci conduit naturellement à s’intéresser aussi bien au déroulement de ces stabilisations souvent chaotiques qu’aux contradictions entre les politiques suivies par les différents pays. Ce qu’il s’agit de comprendre, c’est la difficulté de ces stabilisations, leur caractère souvent éphémère et la constitution des conditions de possibilité de la Grande dépression en Europe.